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Ohayo !!! suite a u commentaire, et a une petite conversation sur msn , une proposition m'est parvenue et la voici donc !
je vais faire un article dédié a L'Arménie ^^
Je ne vais pas parler du génocide, c'est déjà fais un peut plus loin dans le blog (page 9) même si il faut y penser et ne surtout pas oublier!!!!
donc voici tout d'abord, L'histoire ancienne de l'Arméne, suivit de l'histoire moderne! ^^
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HISTOIRE ANCIENNE DE L'ARMENIE :
L'actuelle République d'Arménie n'occupe qu'une fraction de l'Arménie historique, qui s'est étendue des monts du Caucase mineur par le sud à travers le plateau arménien vers les monts du Taurus. Les tremblements de terre fréquents nous rappellent que le territoire se trouve près de la grande faille géologique séparant les plaques des sous-continents asiatiques et africains. Le plateau arménien est massif montagneuse qui se soulève directement au-dessus des régions environnantes. La géographie a assurément joué un rôle important dans l'histoire et la culture de l'Arménie. Position physique avantageuse et grand carrefour pour les échanges et le commerce entre l'Asie et l'Europe, il semble que l'Arménie était prédestinée à être en butte à l'adversité. La terre avec ses richesses et sa position stratégique d'importance primordiale ont éveillé les ambitions de beaucoup de " superpuissances " de la région.
Pendant de nombreux siècles, les Arméniens furent constamment en guerre avec des envahisseurs et des conquérants - les Assyriens, les Romains, les Byzantins, les Parthes, les Arabes et les Turcs - qui dominèrent leur patrie, non sans rencontrer une farouche résistance. Tout au long de ces siècles turbulents, les Arméniens ont réussi à affirmer leur identité nationale malgré toutes les embûches. Bien que parfois réduits par des forces supérieures à l'état de vassaux, ils ont toujours pu maintenir un semblant d'autonomie. Les vicissitudes mêmes qui ont troublé son existence ont contribué à la création d'une culture riche et originale, soutenue par leurs institutions sociales, intellectuelles et religieuses.
La tradition arménienne retient plusieurs légendes sur l'origine de la nation arménienne. La plus importante de ces dernières évoque le personnage de Hayk, le héros éponyme des Arméniens qui se sont appelés eux-mêmes Hayk et leur pays Hayk ou Hayastan (le pays des hayk). L'historien du 5ème siècle, Moïse de Khorène, rapporte également les vaillants faits d'armes d'Aram dont la renommée se prolongeait au delà des frontières de son pays. C'est pour cette raisons que les nations voisines les auraient appelés peuple des Armens ou Arméniens. L'archéologie fait remonter la préhistoire de l'Arménie à l'âge Acheuléen (en Europe, culture caractérisée notamment par des industries à bifaces qui constitue le faciès principal du Paléolithique inférieur, il y a 500.000 ans), quand des peuplades de chasseurs traversèrent ses terres à la poursuite de troupeaux en migration. Une première période de prospérité fut connue des montagnards arméniens au troisième millénaire avant JC. Ils furent parmi les premiers à forger le bronze, à inventer la roue, et à cultiver la vigne. Les premières mentions des habitants de l'Arménie viennent des hiéroglyphes du royaume hittite, inscrits de 1388 à 1347 avant JC, en Asie mineure. La plus ancienne inscription trouvée sur le sol arménien , gravée en 1114 avant JC, par les Assyriens, décrit une coalition des rois de la région du centre de l'Arménie, les dénommant " les gens de Nairi. "
Vers le 9e siècle avant JC, une confédération de tribus locales s'est épanouie comme l'état unifié d'Urartu. Elle devint un des plus puissants royaumes du Proche Orient et se posa en rivale d'importance face à l'Assyrie pour le suprématie dans la région. Les Urartiens produisaient et exportaient des objets en céramique, en pierre et métal, tout en construisant des forteresses, des temples, des palais et d'autres ouvrages de travaux publics. Un de leurs canaux d'irrigation est encore utilisé aujourd'hui à Erevan, capitale de l'Arménie, située sur le site ancien de la forteresse d'Erebouni. Au 6ème siècle l'Urartu est tombé à mains des Mèdes, mais peu de temps après, la conquête persane des Mèdes, conduite par le Grand Cyrus, les obligea à se déplacer. La Perse a régné sur l'Arménie du 6ème au 4e sicle avant JC. Sa culture et sa religion Zoroastrienne a considérablement influencé la vie spirituelle du peuple arménien, qui intégra des caractères du Zoroastrisme dans ses croyances indigènes polythéistes et animistes.
En tant qu'élément de l'empire perse, l'Arménie était divisée en provinces appelées les satrapies, chacune ayant à sa tête un satrape gouverneur local (vice-roi), supervisé par un Perse. Les Arméniens payaient de lourds tributs aux Perses, qui réquisitionnait argent, couvertures, chevaux et approvisionnements pour les militaires. Les satrapes issu de la famille royale arménienne des Orontides ont gouverné le pays pendant environ 200 ans, pendant que l'Asie prenait connaissance des invasions des Grecs par l'ouest. A la chute de l'empire perse face à Alexandre le Grand venu de Macédoine en 331avant JC, les Grecs nommèrent un nouveau satrape, un Orontide du nom de Mithrinès, pour gouverner l'Arménie.
L'empire grec, qui s'étendait sur l'Asie et l'Europe, était un état dans lequel les villes se développaient rapidement, élargissant le champs de l'architecture, la religion et les philosophies hellénistiques. La culture arménienne sut absorber les influences grecques. Situées au carrefour des itinéraires commerciaux reliant la Chine, l'Inde et l'Asie centrale à la Méditerranée, les villes arméniennes prospérèrent grâce aux échanges économiques. Les Grecs ont également instillé des particularités de leurs croyances religieuses dans la version arménienne du Zoroastrisme. Après la mort soudaine d'Alexandre en 323 avant JC, la division de son empire et les guerres entre ses généraux conduisirent à l'apparition de trois royaumes grecs. En dépit de la pression de la monarchie des Séleucides, un des royaumes grecs, l'Orontide, continua de garder le contrôle du plus grand des trois royaumes issus de la division de l'Arménie: l'Arménie majeure, l'Arménie mineure et le Sophene.
L'influence des Séleucides sur l'Arménie disparut finalement quand, au deuxième siècle avant JC, un général autochtone appelé Artaxias (Ardachès) se déclara roi de l'Arménie majeure et fonda une nouvelle dynastie vers 189 avant JC. Artaxias augmenta son territoire en définissant les frontières de son pays et en faisant l'unification des Arméniens.
La " Renaissance de l'Arménie " s'accomplit pendant le règne de Tigrane le Grand (99-95 avant JC), qui se proclama " roi des rois. " Sous Tigrane II, l'Arménie devint une puissance militaire et acquit une grande influence politique. Selon Plutarque, le Général romain Lucullus dit de ce roi, " en Arménie, Tigrane s'est entouré de cette puissance qui lui a permis de défaire l'Asie des Parthes, renvoyer les colonies grecques en Médie, soumettre la Syrie et la Palestine et dissoudre les Séleucides. " Et Cicéron, l'orateur et homme politique romain, d'ajouter, " il a fait trembler la République de Rome devant la puissance de ses armées. "
Les frontières de l'Arménie s'étendaient de la mer Caspienne à la Méditerranée. Les victoires de Tigrane, cependant, ne firent qu'accélérer sa chute, qui se produisit en 66 avant JC. Son fils, le Roi Artavazd II, régna sur l' Arménie majeure pendant une vingtaine d'années jusqu'à Antoine et Cléopâtre l'amènent chargé de chaînes en Egypte. Artavazd refusa d'accepter Cléopâtre comme souveraine et fut exécuté. En 64, la nouvelle dynastie des Arsacides, un rameau des Arsacides Parthes, parvint au pouvoir, et le pays tout entier devint une zone-tampon où Romains et Parthes s'affrontaient.
Le Roi Tiridate III (Trdat), converti par Grégoire l'Illuminateur, proclama le christianisme religion d'Etat en 301. De ce fait, l'Arménie devint le premier Etat à adopter officiellement le christianisme, 12 ans avant l'édit de Milan de l'empereur Constantin déclarant la tolérance envers les chrétiens dans l'empire romain. Grégoire l'Illuminateur, qui fut canonisé plus tard, fut élu Catholicos de la nouvelle Eglise nationale arménienne, le premier d'une longue lignée de prêtres à être élu chef suprême de l'Eglise arménienne. La conversion au christianisme devait inévitablement apporter dans son sillage des complications politiques et éveiller de graves inquiétudes en Perse voisine. Les Perses Sassanides tirèrent profit de la faiblesse intérieure de l'Arménie et lancèrent une campagne d'éradication du christianisme au profit du mazdéisme. Sous cette menace commune, les princes, la noblesse et le peuple d'Arménie s'unirent et, en 451, sous la conduite du commandant-en-chef Vardan Mamikonian, les Arméniens firent héroïquement face aux Perses à la bataille Avarayr pour la défense de leur foi et de leur nation. Ils furent vaincus par la supériorité numérique de leurs adversaires ; Vardan Mamikonian et nombre de ses hommes tombèrent au combat. Mais la guérilla se poursuivit dans les montagnes. Vahan Mamikonian, un neveu de Vardan, continua la lutte. Cette fois les Perses, réalisant l'inanité de leur politique, furent obligés de parvenir à un accord avec les Arméniens. La liberté de culte religieux fut rétablie au Traité de Nvarsag.
Au 7ème siècle, la puissance des Arabes s'abattit sur l'Arménie. A partit du 9ème siècle, l'Arménie connut une brillante période d'indépendance quand la puissante dynastie des Bagratides affirma son autorité politique. La reprise du commerce international apporta la prospérité et la renaissance des activités artistiques et littéraires. La capitale, Ani, acquit une population d'environ 100.000 habitants, davantage que n'importe quel autre centre urbain en Europe. La vie religieuse s'épanouit et Ani gagna le nom de "cité des mille et une églises. "
Au milieu du 11ème siècle, la majeure partie de l'Arménie avait été annexée par Byzance. La destruction du royaume des Bagratides trouva son terme par les incursions de nouveaux envahisseurs, les Turcs Selkjoukides venus d'Asie centrale. Rencontrant peu de résistance d'une Byzance affaiblie, les Turcs Selkjoukides se répandirent en Asie mineure et dans les montagnes arméniennes. Cette invasion contraignit un grand nombre d'Arméniens à migrer vers le sud, vers les montagnes du Taurus près de la mer Méditerranée, où en 1080 ils fondèrent, sous la conduite de Ruben (dynastie des Rubénides), le royaume de Cilicie ou la Petite Arménie. Les contacts étroits avec les Croisés et avec l'Europe amenèrent la diffusion d'idées venues d'Europe occidentale, y compris sa structure féodale. L'Arménie Cilicienne devint un pays de barons, de chevaliers et de serfs. La cour de Sis adopta des vêtements européens. Le latin et le français furent employés concuremment à l'arménien. La période Cilicienne est considérée comme l'âge d'or de l'enluminure arménienne, remarquable pour le faste de sa décoration et l'influence fréquente de l'enluminure occidentale contemporaine. Leur présence sur la côte méditerranéenne fit bientôt participer des Arméniens de Cilicie au commerce international entre l'intérieur de l'Asie occidentale et l'Europe. Pendant presque 300 années, le royaume arménien de Cilicie prospéra, mais en 1375 il tomba sous les coups des Mamelouks d'Egypte. Le dernier monarque, le Roi Léon VI, mourut à Calais, en France, en 1393, et sa tombe se trouve à la Cathédrale de Saint-Denis (près de Paris) parmi les rois de la France. Tandis qu'au 13ème siècle les Arméniens prospéraient dans le royaume de Cilicie, ceux d'Arménie majeure subissaient l'invasion mongole.
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HISTOIRE MODERNE DE L'ARMENIE :
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Aux 16ème et 17ème siècles, l'Arménie fut divisée entre l'empire ottoman l'Iran Safavide. Avec l'annexion du plateau arménien, les Arméniens perdirent toute trace d'une vie politique indépendante. Le souverain perse Shah Abbas I entreprit une politique de déplacement des populations des régions arméniennes entières vers son pays pour un no-man's land face à l'avance ottomane, et pour introduire une classe d'habiles négociants et artisans dans sa nouvelle capitale, Isphahan. La communauté arménienne de la Nouvelle Julfa, une banlieue d'Isphahan, était tenue en grande estime par Shah Abbas I et devint une des bases économiques de l'Etat Safavide. Les Perses gouvernèrent l'Arménie orientale jusqu'en 1828, quand elle fut annexée par la Russie. Cependant, ce sont les Turcs ottomans qui gouvernaient la majeure partie du territoire et du peuple arméniens (Arménie occidentale).
Au 19ème siècle, les Arméniens sous le joug turc souffrirent de discrimination, de lourdes impositions et furent l'objet d'attaques armées. En tant que chrétiens, les Arméniens n'avaient aucun recours légal face aux injustices. Ils furent taxés au delà de leur moyen, on leur interdit de détenir des armes dans un pays où le meurtre d'un non-Musulman restait souvent impuni, et ils n'avaient pas le droit de témoigner devant un tribunal pour leur propre compte. A la fin du 19ème siècle, la politique de plus en plus réactionnaire de l'empire ottoman et le réveil des Arméniens culminèrent dans une série de massacres opérés par les Turcs dans toutes les provinces arméniennes dans les années 1894-96.
Quelque illusion que les Arméniens avaient pu chérir que l'arrivée au pouvoir en 1908 du parti des " Jeunes Turcs " pourrait apporter des jours meilleurs fut bientôt dissipée. En effet, au printemps 1909, la ville d'Adana fut le théâtre d'un autre bain de sang, au cours duquel 30.000 Arméniens perdirent la vie après une résistance désespérée. La Première Guerre mondiale fournit aux Turcs une bonne occasion de " résoudre le problème. " En 1915, une directive militaire secrète ordonna l'arrestation et l'exécution rapide des chefs arméniens de la communauté.
Les hommes arméniens servant dans l'armée ottomane furent séparés des autres et abattus. Le gouvernement d'Istanbul décida l'expulsion de la population arménienne tout entière. Les Arméniens des villes et des villages furent conduits à pied dans les déserts de Syrie, de Mésopotamie et d'Arabie. Pendant cette " relocalisation ", beaucoup ont été fouettés à mort, transpercés de coups de baïonnettes, enterrés vivants dans des fosses, noyés dans les fleuves, décapités, les femmes furent violées ou conduites dans des harems. Un grand nombre mourut tout simplement d'épuisement dû à la chaleur et à la famine. 1,5 millions de personnes périrent dans ce premier génocide du 20ème siècle. Une autre vague de massacres se produisit à Bakou (1918), Chouchi (1920) et ailleurs.
La défaite des Turcs ottomans au cours de la Première guerre mondiale et la désintégration de l'empire russe donnèrent aux Arméniens l'occasion de déclarer leur indépendance. Le 28 mai 1918, la République indépendante d'Arménie s'établit, après que les Arméniens aient obligé les troupes turques à se retirer aux batailles de Sardarapat, de Karakilisse et de Bashabaran.
La république naissante fut confrontée à d'accablantes difficultés, mais malgré ces conditions les Arméniens consacrèrent toutes leurs énergies à la tâche urgente de reconstruction de leur pays. Mais en raison des pressions exercées simultanément par les Turcs et les communistes, la république s'effondra en 1920. Finalement, l'Armée rouge soviétique entra sur son territoire (Arménie orientale) et la déclara république soviétique le 29 novembre 1920.
L'Arménie devint membre de la République socialiste fédérale soviétique transcaucasienne en 1922, et en 1936, elle devint une des républiques constitutives de l'Union soviétique. Les changements tumultueux qui affectèrent l'ensemble de l'Union soviétique au début des années 1980 eurent inévitablement des répercussions en Arménie. En 1988, un mouvement d e soutien aux Arméniens du Nagorno Karabagh à exercer leur droit à l'autodétermination se développa en Arménie (cette région autonome peuplée principalement d'Arménie avait été placée sous la juridiction de l'Azerbaïdjan par une décision arbitraire de Staline en 1923)
Cette même année 1988 (le 7 décembre), l'Arménie fut secouée de graves séismes qui firent des milliers de victimes, et l'approvisionnement venant d'Union soviétique et de l'Occident fut bloqué par le gouvernement d'Azerbaïdjan combattant les Arméniens du Nagorno Karabakh. Ces deux sujets ont dominé la scène politique arménienne depuis les premières élections démocratiques tenues en Arménie pendant l'ère soviétique. En 1990, le parti du Mouvement national arménien remporta la majorité des sièges au parlement et forma un gouvernement. Le 21 septembre 1991, les Arméniens ont majoritairement voté par référendum en faveur de l'indépendance.
Ce fut la naissance de l'actuelle République d'Arménie.
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Quelques photos de ce beau pays :
de nuit
magnifique paysage!
sublime
cascade
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j'adore
(merci Vahan pour les photos! ;) )
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